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FIM Synchronization Service Partie 7 : Création d'une règle d'extension de la metaverse (provisioning)

Introduction

La gestion des identités en entreprise est une problématique de plus en plus importante. En effet, des thématiques telles que la mise en place d'un référentiel d'identité unique, le SSO (authentification unique), la gestion du cycle de vie d'un utilisateur (provisioning et deprovisioning, gestion du mot de passe, …) et bien d'autres deviennent essentielles dans des environnements toujours plus complexes et offrant plus de services. Il devient donc primordial d'intégrer des solutions permettant de gérer les identités au sein d'une entreprise. Cela permet notamment :

  • d'automatiser des processus de gestions de comptes (exemple la saisie/modification/suppression d'un compte dans une base RH déclenche les actions nécessaires sur les infrastructures du système d'information)
  • d'éviter les erreurs humaines de manipulations
  • de réduire les tâches d'exploitation
  • de n'avoir qu'un seul point d'entrée pour la saisie d'informations (référentiel RH par exemple, …) 

Dans cette série d'articles, nous allons nous intéresser au composant Synchronisation Service. Si certains composants fonctionnent ensemble, ce n'est pas le cas de celui-ci qui peut être installé seul. L'objectif est de découvrir les possibilités offertes par cet outil. Pour cela, nous allons utiliser le contexte d'une société "MyCompagny" souhaitant synchroniser les changements de son référentiel d'identité (une base de données SQL Server)  vers l'annuaire Active Directory (synchronisation d'attributs). Aussi, nous verrons comme gérer le cycle de vie des objets tels que les utilisateurs ou les groupes via un mécanisme de Provisioning/Deprovisioning.

Ces articles vont s'articuler de la façon suivante :

Lors de cette septième et dernière partie, je vais vous présenter le second type de DLL que l'on peut développer pour le service de Synchronization FIM. Il s'agit des règles d'extension de la métaverse. Celles-ci permettent de créer des objets dans le connector space lorsque celui-ci n'existe pas. Lors d'une opération d'export, ces nouveaux objets seront aussi créés dans le système connecté. Dans notre cas, la règle d'extension de la métaverse prendra en charge la création des comptes utilisateur n'existant pas dans l'annuaire Active Directory (provisioning). Comme pour le précédent article, je vais d'abord vous présenter comment créer ce type de projet depuis la console d'administration de FIM Synchronization Service puis les différentes méthodes que l'on peut configurer avant de terminer sur un exemple d'implémentation.

NB : En Août 2015, Microsoft a sorti une nouvelle version de la suite FIM, renommé pour l'occasion MIM (Microsoft Identity Manager) suite à l'abandon de la gamme de produits Forefront. Cette nouvelle mouture apporte quelques fonctionnalités supplémentaires. Cependant le contenu de ces articles restent valables.

Création d'une règle d'extension de la métaverse

Comme pour les règles d'extension des Managements Agents, celle de la métaverse repose sur une DLL (nous utiliserons également le C# et Visual Studio pour la créer). Néanmoins, il n'est possible de créer qu'une seule règle d'extension de la métaverse par environnement de FIM Synchronization Service. Pour réaliser cette opération, il suffit de se rendre dans le menu Tools de la console de gestion de FIM Synchronization Service. Il faut ensuite cliquer sur Options.

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Un assistant apparaît. Pour activer la règle d'extension de la métaverse, il faut cocher la case Enable metaverse rules extension. Il est ensuite nécessaire de définir le nom de la DLL. Cette dernière sera située dans le même répertoire que les règles d'extensions (par défaut C:\Program Files\Microsoft Forefront Identity Manager\2010\Synchronization Service\Extensions). Afin que le provisioning soit traité par la règle d'extension, il convient de cocher la case Enable Provisioning Rules Extension. Aussi comme dans l'article précédent, on peut générer le squelette de la règle d'extension (un projet Visual Studio) via le bouton Create Rules Extension Project.

NB : La case Enable Synchronization Rule Provisioning n'est pas utile dans cette série d'articles. Cette dernière permet de gérer le provisioning au travers de la syntaxe déclarative utilisée par FIM Service / Portal. Pour rappel cette dernière simplifie la customisation des flux de synchronisation en outrepassant la nécessité de réaliser le développement d'une DLL. Néanmoins, elle nécessite le déploiement de FIM Service et FIM Portal et donc l'achat des CALs associés.

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Enfin, si vous créez le projet, vous retrouver le même assistant que dans la partie 6. Ce dernier vous demande les informations nécessaires à la création du projet Visual Studio. Ce dernier sera composé de plusieurs fichiers dont une classe (fichier avec l'extension .cs portant le nom de la règle d'extension) contenant différentes méthodes qu'il faudra compléter pour définir les règles de provisioning/deprovisioning.

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Notions

Généralités

Contrairement aux règles d'extensions des Management Agent, il n'est pas possible de choisir quand une dll d'extension de la métaverse est appelée. En effet, celle-ci est automatiquement exécutée lorsqu'un objet de la métaverse est modifié. Cela peut intervenir lors des actions suivantes :

  • Une règle d'import modifie un attribut d'un objet.
  • Un objet d'un connector space réalise une jointure (manuelle via l'outil Joiner ou automatique).
  • Un objet d'un connector space réalise une projection.
  • Un objet d'un connector space  a été déconnecté alors que l'objet de la métaverse n'a pas été supprimé.
  • Une synchronisation complète est exécutée.

Contrairement à une règle d'extension d'un Management Agent, la règle de provisioning n'intervient pas en fonction d'une configuration dans FIM.

Méthodes

Initialize et Terminate

Ces dernières fonctionnent de la même façon que dans les règles d'extension d'un Management Agent (veuillez-vous référer à la partie 6 : LIEN).

ShouldDeleteFromMV

Cette méthode contrôle le comportement de suppression d'un objet dans la métaverse. Cela correspond à la configuration que nous avons abordé lors de la partie 5 (Object Deletion Rule). Ainsi, si les choix disponibles via l'interface graphique ne vous conviennent pas, il est possible d'indiquer un comportement particulier pour décider de la suppression d'un objet de la métaverse.

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Pour rappel, les règles de suppression d'objets se configurent pour chaque type d'objet. La fonction ShouldDeleteFromMV ne s'appliquera donc sur un objet que si vous activez la suppression via règle d'extension pour son type.

Provision

Provision est la méthode permettant de gérer notamment le provisioning / deprovisioning via la création d'un objet dans un connector space (ce dernier est ensuite créé dans le système connecté lors de la prochaine opération d'export).

Aussi, grâce à celle-ci il est possible d’effectuer d’autres opérations comme les déplacements d'objets.

Ordre d'application

Enfin, après avoir vu toutes les étapes de synchronisation au travers des différents articles, il est temps de faire un récapitulatif sur l'ordre d'application dans lequel elles interviennent. Lors d'une synchronisation, il existe deux phases :

  1. Synchronisation entrante : depuis le connector space vers la métaverse
  2. Synchronisation sortante : depuis la métaverse vers le connector space

Lors de la première étape, voici les règles qui s'appliquent :

  1. Object Deletion rule
  2. Conntor Filter rule
  3. Join Rule
  4. Projection rule
  5. Import Attribute Flow rule

Durant la synchronisation sortante, l'ordre d'application est le suivant :

  1. Provisioning rule
  2. Deprovisioning Rule
  3. Export Attribute flow rule

Exemple

NB : Pour cet exemple, j'intègre aussi l'implémentation de la méthode Initialize qui va être en charge de récupérer une configuration au travers d'un fichier XML. Ce dernier contient uniquement l'unité d'organisation dans laquelle les utilisateurs doivent être créés. 

L'objectif de cet exemple est de créer des utilisateurs dans l'annuaire Active Directory. Pour effectuer cette opération, il faut créer un nouveau connecteur dans le Management Agent Active Directory. Pour ce faire, on récupère les connecteurs existants liés à l'objet dans la métaverse (en spécifiant le nom du Management Agent concernés) :

Il suffit ensuite de s'assurer qu'il n'en existe aucun en les comptant.

La création d'un nouveau connecteur s'effectue avec la méthode StartNewConnector (voir la code complet ci-dessous) en indiquant le type d'objet à créer dans le connector space en paramètre.

Il est ensuite nécessaire de peupler les attributs de l'objet. Il faut notamment créer le distinguishedName de l'objet. Cela s'effectue en concaténant le common name avec l'emplacement dans l'annuaire Active Directory (récupéré via le fichier de configuration XML). Les méthodes Concat et EscapeDNComponent sont ici utilisées pour la concaténation des chaînes et la transformation de celles-ci en type ReferenceValue.

Enfin, on peut sauvegarder le nouveau connecteur avec la méthode CommitNewConnector. Il est à noter que cette logique a été incluse dans une boucle incrémentant le common name avec un chiffre si un objet du même nom existe déjà dans l'unité d'organisation indiquée (une erreur du type ObjectAlreadyExistsException est alors retournée).

Voici le code complet de la règle d'extension de la métaverse :

Enfin, on remarque qu'il est possible de procéder au déplacement d'un objet dans l'annuaire Active Directory en changeant la valeur de l'attribut DN. Cette opération peut s'effectuer lorsqu'on détecte un connecteur existant.

Conclusion

De nombreuses personnalisations sont possibles au travers des règles d'extensions. Elle permettent de gérer tout les cas qui ne le sont pas au travers de l'interface graphique. De nombreux aspects de FIM Synchronization Service ont été abordés durant cette série d'articles. Néanmoins, il est possible de mettre en œuvre de nombreuses autres configurations en fonction du type de Management Agent déployé (et donc des sources de données) ainsi que des personnalisations à effectuer sur ceux-ci.

DirectAccess / Authentification forte : Ouvertures de session longues

Contexte

Le problème décrit ci-dessous a été rencontré dans le cadre d'une infrastructure DirectAccess sous Windows Server 2012 R2. Celui-ci peut se produire lorsque l'authentification forte (par carte à puce ou OTP) est activée avec des clients Windows 7.

Problème rencontré

Lorsque des lecteurs réseaux sont montés à l'ouverture de la session, cela peut empêcher cette dernière de s'ouvrir correctement et laisser l'utilisateur bloqué sur la page de “Bienvenue” pendant plusieurs minutes voir plusieurs dizaines de minutes.

Analyse

Pour rappel, la connectivité DirectAccess est composée de deux tunnels :

  • Le tunnel infrastructure utilisé notamment pour l'authentification et les stratégies de groupes.
  • Le tunnel utilisateur qui permet d'accéder à des ressources d'entreprise (partages, applications, site web) en fonction des autorisations de la personne connectée.

Ce problème est une conséquence de l'activation de l'authentification forte. En effet, tant que cette dernière n'a pas eu lieu, le tunnel utilisateur n’est pas créé. Les lecteurs réseaux étant des ressources liés à l’utilisateur, elles sont accédées par ce tunnel. Le système d’exploitation tente de monter les lecteurs réseaux et il faut attendre un timeout de cette opération avant que la session ne s’ouvre.

Solution

Toutes les solutions présentées ici sont des contournements permettant d'éviter le problème mais présentant toutes des inconvénients (à voir selon le cas, celle qui est le plus acceptable pour vous).

1/ Authentification forte pendant l'ouverture de session

Demander l’authentification forte lors de l’ouverture de session permet de déclencher la création du tunnel utilisateur. Ainsi, les lecteurs réseaux peuvent être montés. Cependant, cette méthode implique deux inconvénients :

  • Elle ne fonctionne que lorsque la méthode d’authentification forte utilisée est la carte à puce. En cas d’usage d’un OTP, cela ne peut être opérationnelle puisque DirectAccess à un processus propre pour gérer ce type d’authentification décorrélé de celui de l’ouverture de session. Pour plus d’informations, je vous invite à lire cet article : https://blog.piservices.fr/post/2015/11/23/DirectAccess-Deploiement-de-lauthentification-forte
  • L’utilisateur est obligé de s’authentifier sur son poste client avec l’authentification. Cela dégrade l’expérience utilisateur lorsque l’on se trouve en entreprise et qu’on ne souhaite donc pas utiliser DirecAccess.

2/ Logon Script

Les lecteurs réseaux sont parfois mappés par un script s'exécutant après l'ouverture de session (logon script). Pour que cette solution soit fonctionnelle, il suffit d'intégrer un test vérifiant que la connectivité DirectAccess est montée et de boucler dessus tant que ce n'est pas le cas. Cela peut être fait en validant l'accès à une ressource d'entreprise comme un partage ou l'url du serveur NLS de DirectAccess. Cependant cette solution présente l'inconvénient de devoir parfois laisser un script tourner continuellement.

3/ Management servers

L’une des autres possibilités est d’ajouter les serveurs de fichiers utilisés par ces lecteurs réseaux dans la liste des serveurs de management. Ainsi, l’accès à ceux-ci se fait via le tunnel infrastructure qui ne nécessite pas d’authentification forte et qui est monté dès le démarrage de l’ordinateur avant l’ouverture de session (si une connexion à internet est disponible). Cependant, cette méthode est contraire à la volonté de sécuriser les accès aux ressources d’entreprise avec de l’authentification forte. En effet, si l’utilisateur ouvre une session, il pourra accéder aux serveurs de fichiers sans authentification forte et par rebond à d’autres serveurs. Cette solution affaiblit donc la sécurité de l’infrastructure.

Si toutefois vous souhaitez implémenter cette solution, il suffit de lancer la console de gestion DirectAccess et de se rendre dans la configuration du serveur ou du cluster via le menu éponyme. Ensuite, il faut cliquer sur le bouton “Edit” de l’étape 3 de l’assistant de configuration.

Management 1
Dans l’onglet “Management”, il faut indiquer les noms DNS des serveurs de fichiers (les IP ne peuvent être indiquées que si vos serveurs communiquent en IPv6). Vous pouvez ensuite cliquer sur le bouton “Finish”.

Management 2

N’oubliez pas de mettre à jour les stratégies de groupe en cliquant sur le bandeau qui apparait en bas de la console de gestion DirectAccess. Enfin, il faut récupérer cette nouvelle version des GPOs DirectAccess sur vos postes clients (via la commande “gpupdate” par exemple).

4/ Déclenchement de la connectivité DirectAccess après le logon

Le démarrage d'un des services requis pour la connectivité DirectAccess après l'ouverture de session permet de corriger le phénomène. Le service IP Helper (iphlpsvc) permettant notamment de générer les interfaces de transitions IPv4/IPv6 est l'un deux. En effet, aucun tunnel dédié à DirectAccess n'existera tant que ce service n'est pas démarré. Ainsi, le client ne tentera pas de monter les lecteurs réseaux. Néanmoins, via cette méthode, le tunnel infrastructure n'existe pas non plus tant que l'utilisateur n'est pas connecté. Ainsi, un utilisateur qui se connecte pour la première fois sur un ordinateur ne pourra le faire via DirectAccess. Aussi, les patchs ne pourront être récupérés et les stratégies de groupes ne seront pas mises à jour tant qu'un utilisateur n'a pas ouvert de session. Si toutefois vous souhaitez réaliser cette manipulation, il suffit de créer une stratégie de groupe avec les paramètres ci-dessous.

Dans “Computer Configuration / Preferences / Services”, il faut changer le mode de démarrage du service IP Helper afin qu'il démarre manuellement.

Service 1

Dans “Configuration / Preferences / Scheduled Tasks”, il faut créer une tâche planifiée lancée par le compte “SYSTEM”.

GPO 1

On définit l'exécution de celle-ci à l'ouverture de session.

GPO 2

Enfin, on indique qu'il faut lancer le service IP Helper via la commande “net start”.

GPO 3

Aussi, il est nécessaire de gérer le cas d'un utilisateur qui ferme sa session afin de ne pas rencontrer le problème lors de la prochaine ouverture de session. Pour cela, il faut créer une seconde tâche se déclenchant à la fermeture de session.

Celle-ci est quasiment identique en dehors de la commande exécutée (“net stop”) et du déclencheur. Ce dernier est paramétré pour détecter l'événement 4647 du journal d'événements Sécurité. Celui-ci correspond à une demande de fermeture de session par l'utilisateur.

GPO 6

GPO 5

Enfin, cet évènement n'est pas généré par défaut. Pour l'obtenir, il faut activer l'audit sur la catégorie “Logoff”. Cette opération s'effectue par stratégie de groupe dans “Computer Configuration / Policies / Windows Settings / Security Settings / Advanced Audit Policy Configuration / Audit Policies”.

GPO 7

SQL Server – Chiffrer les connexions Client/Serveur

Introduction

Afin d’améliorer la sécurité des connexions réalisées depuis les clients SQL vers une base, il est possible d’activer la fonction de chiffrement de SQL (Encryption) depuis SQL Server Configuration Manager.

Cette fonctionnalité permet de chiffrer la connexion entre le client et le serveur afin d’éviter l’interception et la lecture des commandes réalisées par le client.

Prérequis

  • Un certificat avec sa clé privée délivré pour l’authentification server d’installé sur le serveur SQL (le certificat doit avoir pour nom le même que celui utilisé dans la source de donnée du client, souvent il s’agit du FQDN du serveur),
  • Dans le cas d’une utilisation d’un cluster, le nom du certificat doit être correspondre au nom DNS utilisé par le cluster, le certificat devras être installé sur tous les nœuds du cluster,
  • Le compte de service utilisé par le service SQL Server doit avoir les droits Read sur la clé privée du certificat,
  • Le client doit être en mesure de valider et de faire confiance à l’autorité ayant délivré le certificat,
  • Une fenêtre d’interruption de l’instance SQL.

Réalisation

1. Depuis SQL Server Configuration Manager, faire un clic-droit sur l’instance souhaitée et sélectionner “Properties”

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2. Depuis l’onglet certificate, sélectionner le certificat à utiliser pour le chiffrement des connexions,

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3. Depuis l’onglet Flags, passer la valeur de “ForceEncryption” à ‘'Yes”,

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4. Rebooter l’instance.

Verification

Un test réalisé à l’aide d’un outil de capture réseau, et d’un client SQL permet de prouver le chiffrement des connexions :

  • Avant

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  • Après

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SQL Server – Configuration de la base TempDB (Partie 1/2)

Introduction

Ce post est composé de deux parties :

  • Recommandations sur l’emplacement et la taille de TempDB (Partie 1)
  • Répartition de la base TempDB sur plusieurs fichiers (Partie 2)

Présentation de la base TempDB :

La base TempDB est une base temporaire régénérée à chaque démarrage du serveur SQL, cette base est accessible à tous les utilisateurs (il est possible de retirer l’accès à cette base aux utilisateurs, mais cela n’est pas conseillé car la base TempDB est utilisé dans des opérations de routines).

Cette base, de par sa nature temporaire, ne permet pas les actions d’administrations suivantes : Sauvegarde/Restauration, Changement du “Recovery Model”.

Dans cette première partie nous verrons comment déplacer la base TempDB vers un stockage dédié.

Recommandations sur l’emplacement et la taille de TempDB

Recommandations Générales relatives à l’emplacement des fichiers de bases de données

De manière générale, il est recommandé de séparer les fichiers Data, Logs et temp. L’objectif de cette séparation est de permettre une meilleure séparation de la charge à travers différents disques physiques.

Actuellement, avec l’augmentation des solutions de stockage virtuel, la séparation des fichiers n’est parfois plus nécessaire pour des raisons de performances, néanmoins, séparer les fichiers à travers différents disques logiques permet plus de souplesse dans l’administration.

Dans le cas d’une infrastructure SQL utilisant un stockage partagé, le déplacement de la base TempDB vers un stockage local peut apporter les bénéfices suivants :

  • Meilleure performances notamment lors de l’utilisation de disques rapides (SSD),
  • Certaines bases TempDB peuvent être très sollicitées entrainant une baisse de performance générale sur stockage partagé.

Certains administrateurs peuvent être tentés de déplacer la base TempDB vers un stockage local, attention toutefois à bien valider les points suivants pour une configuration cluster :

  • Utiliser une base TempDB locale dans une configuration Cluster n’est supporté que depuis SQL Server 2012 (les versions précédentes requièrent que toutes les bases soient présentes sur le stockage partagé),
  • Utiliser le même emplacement pour TempDB à travers tous les nœuds du cluster, le compte de service SQL Server doit avoir un droit Lecture/Ecriture sur chacun des dossiers.

Recommandations Générales relatives à la taille des fichiers de bases de données

Lors de la création d’une nouvelle base de données, il est possible de préciser les éléments suivants relatifs à la taille de la base de données :

  • Taille initiale de la base de données,

La taille initiale de la base de donnée doit correspondre à la taille que la base va occuper à terme, ce afin d’éviter des actions d’expansion de la base (Autogrowth) qui en plus d’être lourdes entraînent une fragmentation des fichiers ainsi qu’une indisponibilité de ceux-ci durant l’expansion.

  • Taille maximum de la base de données,

A moins de parfaitement maitriser la taille maximum que la base de données doit avoir, il est préférable de conserver à “Unlimited” la taille maximum d’une base.

  • Autogrowth de la base de données

La fonction Autogrowth permet d’automatiquement augmenter la taille des fichiers de la base de données, ce qui permet une administration plus simple. L’opération d’autogrowth est généralement lourde (à moins d’utiliser l’IFI, Instant File Initialization) et comprends plusieurs contraintes.

Il est donc préférable d’éviter qui doit être considéré comme une solution de fortune. L’idéal en l’absence d’informations précises concernant la taille de la base est d’analyser l’évolution de la base en paramétrant un autogrowth fixe en MB, puis après une période d’analyse suffisante, de paramétrer la taille des fichiers utilisés par la base à une valeur légèrement supérieure à celle constatée (cette préconisation s’applique d’autant plus à la base TempDB, celle-ci étant recréée à chaque démarrage de l’instance SQL).

Afin d’estimer la taille à positionner pour l’Autogrowth, il est possible de visualiser la fréquence d’autogrowth d’une base depuis le rapport Disk de celle-ci :

clip_image001

Réalisation

Afin de déplacer la base TempDB, voici les actions à réaliser :

1. Récupérer l’emplacement actuel de la base

Use master
GO
SELECT
name AS [LogicalName]
,physical_name AS [Location]
,state_desc AS [Status]
FROM sys.master_files
WHERE database_id = DB_ID(N'tempdb');
GO

clip_image002[5]

2. Déplacer les fichiers utilisés par TempDB (attention à veiller à ce que le compte du service SQL Server y ait un droit de Lecture/Ecriture)

USE master;
GO
ALTER DATABASE tempdb
MODIFY FILE (NAME = tempdev, FILENAME = 'T:\MSSQL\DATA\tempdb.mdf');
GO
ALTER DATABASE tempdb
MODIFY FILE (NAME = templog, FILENAME = 'T:\MSSQL\DATA\templog.ldf');
GO

3. Redémarrer le service SQL Server

Verification

Vérifier le nouvel emplacement des fichiers TempDB :

Use master
GO
SELECT
name AS [LogicalName]
,physical_name AS [Location]
,state_desc AS [Status]
FROM sys.master_files
WHERE database_id = DB_ID(N'tempdb');
GO

SQL Server – Configuration de la base TempDB (Partie 2/2)

Introduction

Ce post est composé de deux parties :

  • Recommandations sur l’emplacement et la taille de TempDB (Partie 1)
  • Répartition de la base TempDB sur plusieurs fichiers (Partie 2)

Dans cette seconde partie nous verrons comment repartir la base TempDB à travers plusieurs fichiers comme Microsoft le recommande.

Recommendation

Bien que Microsoft recommande de répartie la base TempDB à travers autant de fichiers que de processeurs logiques présents sur le serveur et ce jusqu’à 8 fichiers, dans le cas d’un serveur avec plus de 8 CPU, si malgré l’utilisation de 8 fichiers la base TempDB souffre toujours de lenteurs, Microsoft préconise d’augmenter le nombre de fichiers par un multiple de 4.

Différents membres de la communauté SQL s’accordent à penser qu’au-delà de 8 fichiers, le gain en performance seras négligeable par rapport à l’effort d’administration.

Réalisation

1. Récupérer le nombre de CPU logique du serveur SQL

clip_image001

2. Ajouter trois fichiers TempDB sur trois disques différents (attention à veiller à ce que le compte du service SQL server y ait un droit de Lecture/Ecriture), il est préférable d’avoir des options de tailles et d’Autogrowth identiques

ALTER DATABASE tempdb

ADD FILE (NAME = tempdev2, FILENAME = 'W:\tempdb2.mdf', SIZE = 1024);

ALTER DATABASE tempdb

ADD FILE (NAME = tempdev3, FILENAME = 'X:\tempdb3.mdf', SIZE = 1024);

ALTER DATABASE tempdb

ADD FILE (NAME = tempdev4, FILENAME = 'Y:\tempdb4.mdf', SIZE = 1024);

GO

SCOM – Les Management Packs HP

Si vous disposez de matériel Hewlette Packard/HPE (Proliant, BladeSystem) dans votre parc, vous avez probablement déployé le Management Pack qui va avec… ou peut-être avez-vous abandonné au vu de la difficulté pour trouver les bonnes versions, les bons liens, la bonne documentation etc.

Voici donc un résumé qui devrait vous simplifier la tâche !

Télécharger les Management Packs

Première étape de votre quête : télécharger les management packs ! Entre les liens corrompus, les fichiers sans rapport, les différentes versions… difficile de s’y retrouver.

Ne cherchez plus, les fichiers contenant les derniers management packs se trouvent ici : https://h20392.www2.hpe.com/portal/swdepot/displayProductInfo.do?productNumber=Z7500-63235

Une fois enregistré et connecté, téléchargez le fichier HP OneView for Microsoft System Center 8.0 ZIP - October 2015. Il contient beaucoup de choses inutiles pour ce qui nous intéresse, mais aussi et surtout le fichier hpscomkit-x64-3.2.1.exe avec tous les management packs et les consoles nécessaires (à exécuter en tant qu’administrateur pour éviter toute mauvaise surprise !)

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Tableau de synthèse

Commençons par un tableau synthétique de ce qui est supporté à travers quel management pack, nous détaillerons par la suite les différentes possibilités :

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Supervision Agentless

La supervision sans agent du matériel HP est distincte de la supervision sans agent au sens SCOM du terme : il s’agit ici de déployer le service Device Management Service (DMS) et sa console Device Management Console (DMC), puis d’y renseigner tous les matériels HP que vous souhaitez superviser sans agent.

Cette console DMC permet d’ajouter trois types de matériel :

- Le mode BladeSystem pour les chassis, via leur Onboard Administrator (v4.01 et supérieures)

- Le mode Linux (RHEL5-6-7, SLES10-11-12)/ESX 4.x (mais pas ESX 5.x et supérieurs !)

- Le mode Agentless Server, par défaut en quelque sorte, qui supporte tous les serveurs Gen8 et supérieurs via leur iLO quel que soit le système d’exploitation (Windows, Linux, ESX…).

clip_image005

Notez également qu’il est vivement recommandé d’installer le DMS sur un serveur qui n’est pas un serveur SCOM, ou au moins un serveur SCOM n’effectuant pas de supervision réseau car le service peut utiliser SNMP pour communiquer avec les différents matériels !

Il faut toutefois que le serveur qui héberge DMS dispose d’un agent SCOM.

clip_image006

Agentless Management Service

L’AMS est un module complémentaire qui permet d’obtenir plus d’informations en cas de supervision Agentless.

Son installation est détaillée dans le document suivant (pages 113 et suivantes) : http://h20564.www2.hpe.com/hpsc/doc/public/display?docId=c03334051

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Cas particulier

Supervision ESX4 via le mode Linux/ESX, supervision tous OS à partir des Gen8 pour le mode Agentless Server… Mais alors, qu’en est-il des serveurs Gen6 ou 7 sous ESX5.x, que l’on retrouve parfois ?

Eh bien, ils ne sont tout simplement pas supportés, comme le confirme Stephan Roth qui a posé la question à HP Suisse : https://stefanroth.net/2012/11/04/scom-2012-hp-hardware-monitoring-on-vmware-esxi-servers/

Supervision de serveurs sous Windows :

La solution la plus simple pour superviser les serveurs (toutes générations) sous Windows est de d’abord déployer l’agent HP Insight, puis d’utiliser les MP Proliant SNMP et WBEM : la découverte se fera alors automatiquement, à la façon « SCOM » habituelle en quelque sorte.

Il n’est donc plus nécessaire dans ce cas d’ajouter chaque serveur dans la console DMC, ce qui simplifie grandement la gestion. De plus, ce mode permet de superviser toutes les générations de serveurs HP et pas uniquement les Gen8 et supérieurs.

Il s’agit donc clairement de la solution à préférer pour les serveurs Windows !

Pour aller plus loin

Les documents à jour concernant la supervision du matériel HP sont eux aussi assez compliqués à trouver.

En voici deux qui vous permettront de mieux cerner la problématique :

Managing Mixed Environnements with HPE SCOM MP : http://h20565.www2.hpe.com/hpsc/doc/public/display?sp4ts.oid=5390822&docId=emr_na-c04347838&docLocale=en_US

HPE SCOM Integration kit : http://h20565.www2.hpe.com/hpsc/doc/public/display?sp4ts.oid=5390822&docId=emr_na-c04605146&docLocale=en_US

Skype for Business – Accès à la messagerie vocale depuis un téléphone

Contexte

Lors de l’installation d’un téléphone Skype (type Polycom VVX400 ou AudioCodes 440HD) l’appel vers la messagerie vocale de l’utilisateur ne fonctionne pas.

En appelant la messagerie depuis le client Skype for Business l’appel fonctionne.

Solution

La connexion des téléphones au compte Skype de l’utilisateur se fait via les serveurs Skype for Business mais la messagerie vocale se trouve sur les serveurs Exchange (rôle UM) et non pas sur les serveurs Skype for Business.

Pour faire fonctionner les appels vers la messagerie vocale il faut donc ouvrir certains ports des téléphones vers les serveurs Exchange :

Source Destination Ports
VLAN VOIP IP Exchange Server (rôle UM) TCP : 5060, 5061, 5062, 5063, 5065, 5066, 5067, 5068
VLAN VOIP IP Exchange Server (rôle UM) UDP : 1024 à 65535

Affichage du Body d’un mail en PowerShell via l’utilisation des Web Services API Exchange

 

Lorsque vous récupérez un mail en PowerShell au travers des API Web Services Exchange, le corps du mail semble vide.

 

image

 

Pour afficher le contenu du body, il faut appeler la fonction .load().

Le body du mail s’affiche.

image

 

Cependant celle ci s’affiche formaté en HTML.

SI vous souhaitez l’afficher sous un format texte, il faut indexer une variable avec la propriété Text.

Exemple :

$psPropertySet= New-Object Microsoft.Exchange.WebServices.Data.PropertySet([Microsoft.Exchange.WebServices.Data.BasePropertySet]::FirstClassProperties)
$psPropertySet.RequestedBodyType = [Microsoft.Exchange.WebServices.Data.BodyType]::Text

$mail.load($psPropertySet)

$mail.body.text

 

Résultat:

image

Renommage des ressources d’une VM suite à un déploiement par SCVMM

 

Lorsque vous déployez une machine virtuelle par VMM, celle ci est préfixé au niveau du nom par SCVMM. La ressource Virtual Machine Configuration est également préfixée.

Voici un script qui va se charger de renommé les ressources comme ci celle ci avaient été déployé depuis Hyper-V /Failover Clusters et non VMM.

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Code:

Param ([string]$VM, [string]$MonCluster)

if (($VM -eq $NULL) -or ($MonCluster -eq $NULL))
{
    write-host "Il manque un argument" -f yellow
}
else
{
    $VM=$VM.ToUpper()
    get-cluster $MonCluster
    if ($?)
    {
        get-cluster $MonCluster | Get-ClusterGroup -Name "SCVMM $VM Resources"
        if ($?)
        {
            (get-cluster $MonCluster | Get-ClusterGroup -Name "SCVMM $VM Resources").name=$VM
            if ($?)
            {
                sleep -s 2
                ((get-cluster $MonCluster | Get-ClusterGroup -Name "$VM" | Get-ClusterResource) |?{$_.resourcetype -eq "Virtual Machine"}).name="Virtual Machine $VM"
                ((get-cluster $MonCluster | Get-ClusterGroup -Name "$VM" | Get-ClusterResource) |?{$_.resourcetype -eq "Virtual Machine Configuration"}).name="Virtual Machine Configuration $VM"
            }
            else
            {
                write-host "Renommage du Groupe de Ressource echouer" -f yellow
            }
        }
        else
        {
            write-host "Groupe de Ressources pas trouver" -f yellow
        }
    }
    else
    {
        write-host "Cluster pas trouver" -f yellow
    }
}

Configuration du DSC en mode Pull Server

 

Installation du module xPSDesiredStateConfiguration

Récupérer le module xPSDesiredStateConfiguration sur le site suivant :

https://gallery.technet.microsoft.com/xPSDesiredStateConfiguratio-417dc71d

Ce module contient la ressource suivante xDSCWebService qui va nous permettre de configurer notre Serveur DSC Pull.

Vous devez maintenant extraire le contenu de l’archive dans :

C:\Program Files\WindowsPowerShell\Modules

clip_image001

Installation de la Feature DSC

Ouvrer un Prompt PowerShell puis lancer la commande :

Add-WindowsFeature -Name DSC-Service -IncludeManagementTools

image

Redémarrer votre serveur

Ouvrer un prompt PowerShell et lancer la commande suivante :

Get-DSCResource

Vérifier que vous avez bien la ressource xDSCWebService qui s’affiche

(cette ressource est disponible suivante au module que vous avez copier précédemment).

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Lancer un Prompt PowerShell

Configuration du Serveur DSC

Executer le Script Sample_XDscWebService.PS1 présent dans le répertoire c:\programfiles\WindowsPowerShell\Modules\xPSDesiredStateConfiguration\Examples

image

Lancer maintenant la commande Sample_xDscWebService -certificateThumbPrint AllowUnencryptedTraffic

image

Un répertoire du meme nom est créé contenant le fichier mof contenant la configuration du server Pull.

(Le répertoire est créé la ou votre prompt est situé)

image

Le fichier mof va être utilisé par une commande DSC pour la configuration du serveur.

Apercu du fichier mof

clip_image012

lancer la commande suivante :

Start-DscConfiguration -Wait -Path .\Sample_xDscWebService -Force -Verbose

Le serveur Pull est maintenant configuré

image

Vérification du serveur DSC

La commande Get-DSCConfiguration permet de voir la configuration du serveur DSC

image

Dans votre navigateur internet, taper l’adresse suivante :

http://NOMSERVER:8080/PSDSCPullServer.svc

On peut constater que le service IIS est fonctionnel.

clip_image018